To Create Is To Serve / Ma Plume au Service de l’humanité

Copyright © 2010 Feyou de Happy Alexis Maxime

La Septième
(SUITE PREMIERE PAGE)

L’INTERVIEW
OMAELLE DE GIVENCHY (O de G)
Bonjour Monsieur Alexis Feyou de Happy (A)
Bonjour Madame!
O de G
Permettez-moi de vous remercier au nom de mes lecteurs et moi d’a voir bien voulu nous accorder cet entretient.
A
Tout l’honneur est pour moi, madame de Givenchy
O de G
Il y a un moment que vous écrivez, mais vous avez longtemps gardé le silence, pourquoi ?
A
C’est une question bien difficile. En vérité je ne saurais que vous dire. Pourquoi? Peut-être que je n’avais pas assez confiance en moi...
O de G
Mais vous n’avez cessé d’écrire et cela depuis des années. Voudriez vous nous faire croire qu’on puisse continuer à écrire quand bien même on douterait de la valeur même de ce que l’on fait ?
A
Il faut le croire en effet. Je pense d’ailleurs qu’un écrivain est une personne qui écrit indépendamment de la valeur réelle ou potentielle de ses écrits. C’est à croire qu’il y a une impulsion viscérale qui pousse l’individu ainsi affligé dans la voie de l’écriture…
O de G
Vous dites affligé, pourquoi ce mot bien sévère pour une si noble profession ?
A
Oh ! J’aurais pu utiliser un autre terme ! Mais celui la me vint à l’esprit! Sans doute a cause de la nature plutôt coriace de notre humble occupation. Écrire est un travaille laborieux et cela en dépit du talent de tout un chacun ; si certains grands auteurs sortent des chefs d’œuvres, au jet de l’encre pour ainsi dire, on pense a Verlaine, peut-être Philombe tout aussi bien, beaucoup doivent sans cesse revoir et corriger leurs écrits. J’ai bien peur de faire partie de ce dernier groupe la. Tenez! Il n’est pas rare que j’écrive le même roman six ou sept fois avant d'en être satisfait…C’est peut-être pour cela que j’ai utilisé ce terme d’affliction qui vous choque tant.
O de G
Pourriez-vous me citer une de vos œuvres qui vous aurait le plus « affligé » ?
A
Je serais tenté de dire Les Mezzotiniales, mais je nommerais plutôt la Septième Colonne.
O de G
Pourquoi celui la précisément ?
A
D’abord parce qu’il m’aura fallut vingt ans pour l’achever. Non que j’y ai travaillé assidument tout ce temps la, mais quand même ! Et puis, il m’aura couté plusieurs ordinateurs.
O de G
Vous avez dit plusieurs ordinateurs ! Comment est-ce possible ?
A
C’est peut-être trop en dire. C’est qu’ils changent beaucoup vous savez? Peut-etre trois ou plus, affaire de circonstances ! En réalité j’ai commencé La Septième a Paris en 1985. J’écrivais alors une page par jour, rue des entrepreneurs. Mais je me suis arrêté au bout de la dixième page. Je m’envolais alors pour les Etats Unis et quelques mois plus tard à Baltimore je repris mes travaux. Travaillant alors comme antiquaire ambulant, je voyageais beaucoup. Aussi me suis-je retrouvé a écrire dans plusieurs hôtels : de Chicago a Houston, de Dallas en Nouvelle Orléans, mais c’est a Montréal a la fin des années 90’s que j’ai le plus écris et je dirais même achevé le corpus de ce qui allait devenir l’Ombre de Méridor.
O de G
Impressionnant !
A
Je dois vous dire cependant que la Septième Colonne, au cours des derniers mois précédant sa publication a subit une transformation totale, ce qui ne m’étais jamais arrivé auparavent.
O de G
Que voulez vous dire par la ?
A
Le roman était au départ une simple critique littéraire. Il s’agissait de romancer sans plus les réalités sociales et politiques de la terre. C’est alors que je me suis retrouvé sujet à des événements d’une nature plutôt extraordinaire ; des ennemis avaient trouvé le chemin d’un de mes computeurs. Je me suis rendu compte qu’ils essayaient de distordre ma pensée et d’interpréter littéralement les tirades de mes personnages, ce qui est une aberration bien entendu ! Mais élève de l’histoire j’ai bien compris que les hommes ne se comportent pas toujours de la manière la plus rationnelle qui soit, n’est-ce pas ? J’ai donc décidé de suivre l’exemple de Voltaire et imaginé Terria. La Septième Colonne est ainsi devenu un roman fantastique, en l’occurrence un monde a part, existant dans une dimension pour ainsi dire parallèle au notre, bien que de temps en temps on assiste a des incursions inter dimentionnelles
O de G
Vous avez en effet été critiqué pour Dithy. Il y a même eut des propos acerbes dans certains milieux.
A
En effet ! Un certain Monsieur dont le frère est le directeur d’un grand lobby que je ne nommerais pas ici, m’a choisit pour cible. Ce Monsieur avait dérobé certains de mes travaux qu’il a faites siennes. Jouant sur les préjugés du jour il a commencé une campagne de diffamation. Je dois dire que je m’en veux un peu sur ce point la car je lui avais dit une fois à propos d’une tirade de Dithy, l’héroïne principale, qu’une personne ne comprenant pas bien la langue française pourrait en faire une lecture licencieuse plutôt que d’y voir l’évidente satyre sociale. Dithy est peut-être ma création littéraire la plus osée. J’y fais pour la première fois l’expérience du super réalisme.
(A suivre)