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L’INTERVIEW
OMAELLE DE GIVENCHY (O de G)
Bonjour Monsieur Alexis Feyou de Happy (A)
Bonjour Madame!
O de G
Permettez-moi de vous remercier au nom de mes lecteurs et moi d’a voir bien voulu nous accorder cet entretient.
A
Tout l’honneur est pour moi, madame de Givenchy
O de G
Il y a un moment que vous écrivez, mais vous avez longtemps gardé le silence, pourquoi ?
A
C’est une question bien difficile. En vérité je ne saurais que vous dire. Pourquoi? Peut-être que je n’avais pas assez confiance en moi...
O de G
Mais vous n’avez cessé d’écrire et cela depuis des années. Voudriez vous nous faire croire qu’on puisse continuer à écrire quand bien même on douterait de la valeur même de ce que l’on fait ?
A
Il faut le croire en effet. Je pense d’ailleurs qu’un écrivain est une personne qui écrit indépendamment de la valeur réelle ou potentielle de ses écrits. C’est à croire qu’il y a une impulsion viscérale qui pousse l’individu ainsi affligé dans la voie de l’écriture…
O de G
Vous dites affligé, pourquoi ce mot bien sévère pour une si noble profession ?
A
Oh ! J’aurais pu utiliser un autre terme ! Mais celui la me vint à l’esprit! Sans doute a cause de la nature plutôt coriace de notre humble occupation. Écrire est un travaille laborieux et cela en dépit du talent de tout un chacun ; si certains grands auteurs sortent des chefs d’œuvres, au jet de l’encre pour ainsi dire, on pense a Verlaine, peut-être Philombe tout aussi bien, beaucoup doivent sans cesse revoir et corriger leurs écrits. J’ai bien peur de faire partie de ce dernier groupe la. Tenez! Il n’est pas rare que j’écrive le même roman six ou sept fois avant d'en être satisfait…C’est peut-être pour cela que j’ai utilisé ce terme d’affliction qui vous choque tant.
O de G
Pourriez-vous me citer une de vos œuvres qui vous aurait le plus « affligé » ?
A
Je serais tenté de dire Les Mezzotiniales, mais je nommerais plutôt la Septième Colonne.
O de G
Pourquoi celui la précisément ?
A
D’abord parce qu’il m’aura fallut vingt ans pour l’achever. Non que j’y ai travaillé assidument tout ce temps la, mais quand même ! Et puis, il m’aura couté plusieurs ordinateurs.